Par salma loulida
La Faculté de Médecine et de Pharmacie d’Agadir a abrité, ce jeudi, l’ouverture solennelle des Assises de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Organisé par l’Université Ibn Zohr sous le thème emblématique : « La recherche scientifique et l’innovation à l’ère de l’intelligence artificielle », cet événement majeur réunit un aréopage de dirigeants universitaires, d’experts internationaux, de chercheurs, ainsi que des acteurs économiques et institutionnels de premier
plan.
Ces assises s’inscrivent au cœur du débat contemporain sur l’avenir de la recherche. Elles visent à anticiper les mutations technologiques et scientifiques accélérées, dictées notamment par l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) et ses répercussions multidimensionnelles sur les plans académique et socio-économique.
Dans son allocution d’ouverture, Nabil Hmina a réaffirmé l’ambition de l’université de s’imposer comme un hub d’excellence :
« Notre objectif est d’ancrer durablement la culture de la recherche et de l’innovation. Cela passe par la modernisation de nos infrastructures académiques et le renforcement de nos synergies avec les tissus économique et social. » Il a également souligné que ces assises constituent une plateforme stratégique pour repenser et dynamiser le système de recherche interne.
Dans cette optique, l’Université Ibn Zohr intensifie ses efforts pour moderniser ses laboratoires de recherche et diversifier son offre de formation au niveau du cycle doctoral. Une démarche alignée sur les ambitions globales de l’établissement : participer activement au développement régional et national, tout en renforçant son rayonnement scientifique à l’échelle internationale.
De son côté, Hamid Bouabid a dressé un panorama des grands chantiers et des réformes structurelles qui façonnent actuellement le paysage de la recherche scientifique au Maroc. Il a particulièrement insisté sur l’impératif de s’aligner sur les standards internationaux et de capitaliser sur les nouveaux cadres législatifs pour moderniser le secteur de l’enseignement supérieur.
Sur le plan de la propriété intellectuelle, Noureddine Boukharoua a plaidé pour un rapprochement plus audacieux entre l’université et les organismes de protection industrielle :
« La valorisation des résultats de la recherche, la promotion de l’innovation et le transfert technologique sont des leviers indispensables pour
propulser l’économie nationale. »
Le programme de ces assises s’articule autour de plusieurs sessions thématiques axées sur l’évaluation de l’état des lieux de la recherche au sein de l’université, l’optimisation des mécanismes de soutien à la production scientifique, la coopération internationale et la gouvernance du doctorat. L’un des points d’orgue de cet événement reste la co-construction de la feuille de route stratégique pour la période 2026-2030.
Enfin, les tables rondes organisées avec les partenaires socio-économiques offrent une opportunité précieuse pour jeter les bases de collaborations futures et durables, notamment dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation de rupture et du développement territorial.

